Dépendance à l'alcool chez nos jeunes
Important : à lire attentivement
L'alcool chez les jeunes est un véritable problème et les autorités ne savent vraiment pas comment le resoudre. Depuis des siècles, l'alcool trouve une grande place dans notre culture, dans notre pratique sociale et en fonction des situations différentes, ritualisée, mise en scène, encensée. Tantôt encouragées, tantôt discréditées, les pratiques d'alcoolisation deviennent le réceptacle des répresatations de l'usage "du boire allant jusqu'au bien boire", à l'abus "du trop boire.
De tout temps, les premières pratiques de l'alcool chez nos jeunes, ne le cachons pas ont eu lieu en famille. Dans un pays comme la France, on peut supposer que rare sont les jeunes n'ayant jamais goûté à l'alcool. Très jeune, à travers les habitudes raisonnables des parents, l'adolescent voire l'enfant s'initie à l'alcool. Les jeunes font connaissance avec l'alcool beaucoup trop tôt (un tiers d'entre eux déjà été ivre au moins une fois dans l'année avant l'âge de 17 ans)
Dans leur vie, les jeunes rencontreront l'alcool dans le milieu festif, dans le milieu sportif et pour certains dans le milieu professionnel. Il y a aussi chez nos jeunes "L'alcool conquête" qui se caractérise par la consommation d'alcool avant d'aborder une personne de sexe opposé (généralement ce sont les jeunes hommes qui s'alcoolisent pour aborder les filles dans le but de les séduire de leur faire la cour. Car l'alcool désinhibe, ôte les craintes et donne de l'audace à l'homme qui cherche à établir un contact. L'alcool aide à vaincre ou du moins à atténuer une certaine timidité.
D'autre part, la polyconsommation, notamment alcool, tabac et cannabis, se banalise et il faut le souligner.
Le binge drinking
Depuis quelques années il existe en France et dans le monde une forme d'alcoolisation, une pratique venue
des pays anglo-saxons nommée "Binge drinking" traduit en français comme "Biture express", alcoolisation rapide, alcool défonce.
Au Royaume-Uni et en Irlande, ce phénomène est considéré comme un problème majeur de santé publique. En France, depuis 2003, ce phénomène a pris de l'ampleur. Ce mode de consommation qui, mettons les choses au clair ne se pratique pas seulement dans les milieux populaires mais touche les couches aisées, consiste à absorber une grande quantité d'alcool. Les situations sont perverses car pour pratiquer cette consommation en douceur, on utilise des "prémix", des boissons très alcoolisées mélangées avec des sodas très sucrées pour que cela passe mieux.
Cette pratique peut déboucher incontestablement sur la dépendance à l'alcool et engager des complications sociales et physiques : conduite en état d'ivresse, violences urbaines, pugilats, violences verbales, viols...
Malheureusement, les parents sont impuissants. Si votre jeune est adepte du "Binge drinking" ou est dépendant, l'important est de ne pas être seul. Il faut en parler en groupe et ensemble nous pourront être fort pour aider nos jeunes.
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EFFETS ET DANGERS DE L'ALCOOL
L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme.
A court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, l'alcool provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...
Boire une grande quantité d'alcool en peu de temps provoque une montée importante du taux d'alcoolémie, qui baisse ensuite en fonction de la quantité bue : seul le temps permet de le faire baisser. On compte qu'il faut une heure en moyenne par verre absorbé. Si on boit sans manger, l'alcool passe plus rapidement dans le sang et ses effets sont plus importants.
Face à la consommation d'alcool, chacun réagit différemment selon sa corpulence, son état de santé physique et psychique, que l'on soit un homme ou une femme, et selon le moment de la consommation. Le seuil de tolérance dépend donc de la personne et du contexte.
LES RISQUES MAJEURS
>>> Diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail.
>>> Pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles, suicide, homicide.
>>> Exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d'ébriété n'est plus capable de se défendre.
LES RISQUES A PLUS LONG TERME
La consommation régulière, quand elle est excessive augmente le risque de nombreuses pathologies : cancer (notamment de la bouche, de la gorge, de l'oesophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, hypertension artérielle, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
LA DEPENDANCE
On parle de dépendance lorsque la personne est devenue incapable de réduire ou d'arrêter sa consommation, malgré la persistance des dommages. De nombreux symptômes apparaissent lors de la consommation ou de l'arrêt : tremblements, crampes, anorexie, troubles du comportement. Cette dépendance s'accompagne de difficultés majeures d'ordre relationnel, social, professionnel, sanitaire, judiciaire.