Fraternité Marie-Espérance

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Le cannabis

 

Sous le nom familier de joint se cache une cigarette pas comme les autres. Une cigarette qui est une drogue. Les effets du haschisch ou du cannabis sont plus importants qu'on l'imagine. Nous constaterons que ce n'est pas une drogue douce. Voici le le vrai visage d'un joint.

Les parents se posent souvent la question : "Mon fils fume du cannabis. Que dois-faire ?"

Si vous avez supris votre jeune fumer du cannabis, il faut rester calmes. Dans la panique, on ne peut plus réfléchir. Dans un premier temps discutez avec lui des raisons pour lesquelles il consomme cette drogue. Insistez sur les effets négatifs de son choix. Précisez-lui le caractère illicite de cette drogue par rapport à la Loi. Impérativement, vous affirmez votre désaccord sur le fait qu'il consomme du cannabis chez vous. C'est une règle essentielle.

 

Si votre jeune fume depuis un bon moment, s'il a perdu sa vie sociale. Nous vous invitons à contacter notre Fraternité Marie-Espérance pour connaître les meilleures attitudes à adopter. Il ne faut pas rester seul(e).

 

Faisons la connaissance de cette drogue pas si douce que ça :

 

Le cannabis est une plante poussant dans les pays tempérés et chauds. Elle peut atteindre trois mêtres de haut en quelques mois. C'est la plante femelle qui est sourtout recherchée pour l'ivresse qu'elle engendre.

 

L'herbe (marijuana)

Feuilles, tiges et sommités fleuries simplement séchées. Elle se fume générale ment mélangée à du tabac, roulée en cigarettes souvent de forme conique (le stick, le joint, le pétard...)

 

Le haschich (shit)

Résine de la plante, obenue en raclant les feuilles et en y ajoutant la pourdre obtenue des plantes séchées et secouées. Il se présente sous la forme de plaques compressées, de barrettes de couleur verte, brune ou jaune, selon les régions de production. Il se fume généralement mélangé à du tabac et plus rarement consommé sous forme de préparations culinaires. Le haschich peut-être coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine. Certains laboratoires ont même analysé une presence de pneus de voiture, de l'huile de vidange,  de verre pilée ou de l'excrément de chameau. Il mérite bien son nom de "shit" (merde en anglais).

 

L'huile ou goudron

Préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu.

 

Le THC   

 

La substance active du cannabis responsable des effets psychoactifs appartient à la classe des terpénophénols (différents types de THC, tétrahydrocannabinol, inscrite sur la liste des stupéfiants. La concentration du D9THC de la marijuana varie généralement  selon les conditions naturelles de culture de 0,5 à 4%, selon la partie du plant de cannabis 2 à 15%, et selon la sélection du produit.

Comparativement aux années 1970, de la consommation de nos "Baba cool", les meilleures serres parvenaient à produire du cannabis ayant une teneur de 2 à 6% de THC. Les recentes techniques de sélection de souches puissantes, les cultures en serre et hydroponique ont permis d'atteindre des concentrations en D9THC de 15 à 25%. Récemment, en Hollande, des sélections et manipulations génétiques ont permis d'obtenir des variétés très enrichies en produit psychoactif contenant de 20 à 40% de TCH. De nos jours, le cannabis est dix fois plus puissant du temps de nos "baba cool".

 

Le haschich et la marijuana sont surtout utilisés par des groupes de jeunes ayant entre 13 et 30 ans . L'usage en commun du fameux "joint" ou du "pétard" traduit en fait un désir de communion initiatique. Pour les adolescents, l'usage ponctuel du "hasch" est notamment un moyen de contestation avec les autres jeunes du même âge sur le plan essentiellement affectif, qui exclut complètement les parents et les adultes.

 

Que cherche à faire et à prouver l'adolescent par ce genre de conduite? Il s'agit d'abord, pour lui, d'enfeindre des interdits et de se mettre à distance de ses parents en se prouvant qu'il entre dans la vie adulte. Le jeune se cherche lui-même et cherche à se faire reconnaître. Il tente aussi de communiquer "vraiment" avec les adultes, qui souvent essaient de fuir une telle rencontre qui les effraie par l'intensité affective et relationnelle de la demande.

 

Les effets et les drogues

Des usagers de tous âges consomment généralement pour le simple plaisir de la détente. Les effets de la consommation de cannabis sont variables : légère euphorie accompagnée d'un sentiment d'apaisement et d'une envie spontanée de rire, légère somnolence. Des doses fortes entraînent rapidement des difficultés à accomplir une tâche , perturbent la perception du temps, la perception visuelle et la mémoire immédiate, et provoquent une sorte de léthargie. De tels effets peuvent être dangereux si l'on conduit une voiture , si l'on utilise certaines machines sous l'effet de l'ivresse cannabique.

 

Les principaux effets physiques du cannabis peuvent consister, selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, en une augmentation du rythme cardiaque (palpitation), une déminution de la salivation (sensation de bouche sèche), un gonflement des vaiseaux sangins (yeux rouges), et parfois une sensation de nausée. L'appareil respiratoire est exposé aux risques identiques à ceux du tabac (nicotine et goudrons toxiques), et ces risques sont amplifiés dans certaines conditions d'inhalation (pipes à eau, "douilles"). Toutefois, certains effets mal perçus de la population et des consommateurs ont déjà des conséquences impotantes et sont le signe d'un usage nocif : difficultés de concentration, difficultés scolaires, préoccupations quasi obsessionnelles centrées sur l'obtention du produit, contacts avec des circuits illicites de diffusion de la drogue et donc entrée dans une certaine forme de délinquance.

 

Chez les personnes les plus fragiles, le cannabis peut déclencher des hallucinations ou des modifications de perception d'elles-mêmes: dédoublement de la personnalité, sentiment de persécution. Ces effets peuvent se traduire par une forte anxiété, favoriser des troubles psychiques graves et entraîner des crises de panique, voire des phénomènes hallucinatoires.

 

L'usage répété de cannabis entraîne une dépendance psychique, moyenne ou forte selon les individus. En revanche, les experts s'accordent pour dire que la dépendance physique est minime. Toutefois, un usage régulier, souvent révélateur de problèmes, est préoccupant, surtout lorsqu'il s'agit de très jeunes usagers.

 

Les derniers travaux scientifiques ont déterminé le mécanisme de l'action du haschich et son composé actif, le THC, sur la membrane cellulaire et sur ses récepteurs mécaniques qui permettent enfin d'expliquer les effets essentiels du haschich sur les neurones: troubles des perceptions sensorielles, visuelles, auditives, spatiales et temporelles. En regard de ces constatations, il serait irresponsable de vouloir banaliser le cannabis et d'en faire une "drogue douce", c'est à dire sans grand effet sur l'organisme.