La cocaïne
Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Une fois l'utilisation commencée, il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante et impérieuse. A l'inverse de ce qui se produit pour l'héroïne ou pour le cannabis, il n'y a pas d'apaisement possible avec la consommation d'une autre substance.
Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions. Il s'agit d'une sensation de "toute puissance", qui risque d'engendrer des passages à l'acte dangereux pour le sujet.
Dépendance - Tolérance - Sevrage
La cocaïne est un des psychotropes, avec la nicotine, produisant les plus fortes dépendances psychologiques. Sa facilité à combattre la dépression, la fatigue et la faible estime de soi augmente sa capacité àLa culture de la cocaïne s'est développée depuis des temps très anciens en Bolivie et au Pérou. Les populations indiennes des Andes utilisent, en les chiquant, les feuilles, dont l'alcaloïde, le Chlorhydrate de cocaïne (principe actif), provoque un sentiment d'euphorie, accompagné d'une levée des inhibitions et de la disparition de la sensation de fatigue et de faim. Le cocaïnisme s'est répandu en Europe après la découverte de son principe actif à la fin du dix-neuvième siècle. Une telle toxicomanie s'est surtout développée dans le milieu des artistes et des intellectuels.
La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche, résultat de la distillation des feuilles de cocaïne préalablement séchées. Elle est principalement prisée (la ligne de coke est "sniffée" à l'aide d'une paille); Elle peut également être injectée par voie intraveineuse ou fumée. La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d'autres substances, ce qui accroît la dangerosité en en amplifie les effets.
Les effets et les dangers
L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, ainsi qu'une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont ensuite laisser place à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs. La cocaïne provoque une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Insuffisamment irrigués, les tissus s'appauvrissent et, par conséquent ont tendance à se nécroser. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des liaisons perforantes chez les usagers réguliers. La cocaïne provoque aussi des troubles du rythme cardiaque, qui peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez les personnes fragiles ou qui consomment de fortes quantités de tabac, comme celle de l'alcool, est souvent augmentée lors de prise de cocaïne.
Chez les personnes plus fragiles, l'usage de la cocaïne peut entraîner des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des crises de panique. En accroissant l'activité, la cocaïne provoque des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation. Par ailleurs, les pailles utilisées pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C si elles sont partagées par plusieurs utilisateurs.
répondre aux besoins de personnes aux tendances dépressives. L'arrêt de consommation est difficile pour beaucoup d'utilisateurs. La dépendance peut se créer en une très courte période de temps. Quand il y a des indices de tolérance (besoin de plus grandes quantités pour le même effet), de sevrage ou de comportements compulsifs en rapport avec l'obtention ou la consommation, il y a dépendance. La dépendance entraîne souvent, notamment, des problèmes financiers, la négligence des responsabilités au travail ou parentale et des complications physiques et mentales. Ces dernières (mode de pensée persécutrice, un comportement agressif, une anxiété, une dépression et une perte de poids) sont habituelles dans le cas d'une utilisation chronique. La tolérance qui nécessite l'augmentation des doses pour obtenir le même effet, survient très rapidement au cours d'une même consommation. Cette tolérance ne persiste pas au-delà de quelques heures : après 24 heures d'abstinence, le cocaïnomane retrouve sa sensibilité initiale au produit. Le sevrage à la cocaïne n'exige habituellement pas d'hospitalisation. Ce sont surtout les composantes psychologiques de la dépendance qui exposent le cocaïnomane à des risques de rechute. Les symptômes du sevrage sont principalement :
Dépression ; Mode de pensée persécutrice ; Comportement agressif ; Crise de panique ; Anxiété ; Problèmes de sommeil ; Fatigue ; Changements de l'appétit ; Envie de se droguer.
La période de sevrage dure environ de deux à trois semaines, mais il ne faut jamais perdre de vue que la toxicomanie n'est pas le véritable problème, mais bien un symptôme. Nous ne recommandons pas d'arrêter de consommer sans aide. Les cocaïnomanes qui tentent de s'en "sortir tout seul" sont souvent habités par l'appréhension du jugement d'autrui et la culpabilité d'avoir à révéler leurs difficultés quant à leur consommation.