Le GHB et le GBL
Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) était initialement un anesthésique utilisé pour des anesthésies locales plus particulièrement en obstétrique. Il a été également utilisé, à la fin des années 80, dans les salles de musculation pour son effet inducteur de l'hormone de croissance et son effet de suppression de la douleur. Le GHB est inscrit sur la liste des produits stupéfiants depuis 1999, c'est un produit illicite en dehors de son usage médical.
Depuis les années 90, son utilisation est devenue festive et parfois criminelle (drogue du viol) en raison de ses effets :
Etat semblable à l'ébriété ; Désinhibition ; Amnésie ; Délais d'action court.
Il est vendu sous diverses appellations dont "GHB", "Liquide Ecstasy", ou "Fantasy". Il est utilisé principalement dans les raves parties ou les night-clubs comme substitue aux amphétamines et à l'ecstasy. Présenté sous forme liquide ou de poudre en capsule ou comprimé, il est incolore, inodore et sans saveur. Agissant à faible dose, il peut facilement être versé dans un verre ou sur un plat à l'insu du consommateur. Il peut également être sniffé ou fumé.
Cette drogue altère l'activité consciente (volonté, jugement, raisonnement), elle engendre une incapacité à refuser toute sollicitation, un appétit sexuel excessif, particulièrement chez les femmes, mais sans plaisir ni orgasme, suivis d'une amnésie de tous les faits passés. De nombreux cas de viol ont ainsi été relatés, la victime donnant l'impression du consentement et ne se souvenant pas ensuite des circonstances. L'absence de douleur peut par ailleurs provoquer des lésions vaginales, anales ou péniennes sévères. Elle est également utilisée pour soutirer à la victime, qui les communique sans réticence, carte bancaire, code et papiers.
Prise à forte dose ou en mélange avec de l'alcool, des médicaments ou d'autres drogues, elle conduit à la dépression respiratoire et au coma, parfois mortel. Comme les autres drogues, son utilisation peut conduire à la dépendance. Les traces laissées par le GHB dans le corps disparaissent rapidement en quelques heures, sauf dans les cheveux. Aussi, si vous pensez avoir été victime de cette drogue, pensez à :
Porter plainte immédiatement, la police est sensibilisée à ce problème ; Si cela est possible, lorsque cela s'est passé chez soi, ne pas laver les verres ou assiettes ayant pu servir, pour pouvoir apporter une preuve ; Ne pas se couper les cheveux, qui seuls peuvent conserver des traces.
Quel monde !
Voici une drogue en vente libre. Le GBL (gammabutyrotcatone) est utilisé comme solvant pour nettoyer les enjoliveurs des voitures ou effacer les graffitis. Mais certains l’utilisent comme une drogue. Eh oui ! quelques gouttes dans un verre de jus d’orange ou d’une boisson alcoolisée et c’est parti pour s’éclater un bon coup.
Le GBL fait partie de ces produits industriels qui sont utilisés à des fins détournées, selon les spécialistes. Le GBL inquiète d’autant plus que son effet désinhibant et euphorisant est semblable a celui de « la drogue du violeur, le GHB. Normal puisque ce dernier est fait à partir du GBL.
L’actualité : Sept jeunes de 17 à 19 ans ont été hospitalisés dernièrement à la suite d’une absorption du GBL .
Le GBL est en effet fabriqué à grande échelle par l’industrie chimique. Plus de 200 produits contiennent du GBL ; Les vernis, les peintures, les dissolvants. Il est utilisé fréquemment par des carrossiers et les peintres.
Le GBL a les mêmes effets du GHB, la drogue du violeur. Soluble, ce dernier est incolore, avec une légère odeur. Certains profitent de l’effet du GHB pour endormir leur victime puis la voler ou la violer. Une surdose de GBL peut entrainer des complications respiratoires ou cardiovasculaires.
« Il est impossible de l’interdire pour l’industrie » explique Etienne apaire, Président de la MILDT (Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie).
Certes la vente peut-être contrôlée, les entrepreneurs peuvent montrer patte blanche pour en acheter. Mais il y a Internet qui en propose librement et nous ne pouvons pas l’interdire si le produit n’est pas illicite. Donc, il y a impasse. De toutes les façons, si nos jeunes veulent s’en procurer, ce n’est pas l’interdiction qui les empêchera