Fraternité Marie-Espérance

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 Témoignages  z et priez " 

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Cette page inscrit les témoignages de toutes les personnes, associations et mouvements pour qui nous avons fait une conférence ou un témoignage et aussi pour celles et ceux qui adhèrent à Notre Fraternité. 

 
 

Merci pour vos soutiens 

pour nos conférences et nos témoignages

 


Je tiens à vous remercier pour votre conférence à notre paroisse suivie d'un témoignage d'une Maman. Cette soirée a profondément marqué et en a touché certains jusqu'aux larmes. Par-delà les informations et mises en garde des plus opportunes, les témoignages qui ont été donnés avec vérité, humilité et simplicité ont porté leurs fruits. Compte tenu de l'ampleur des ravages faits par les multiples dépendances, je ne peux qu'encourager votre association à poursuivre avec zèle sa mission. Les parents ont besoin d'être alertés, informés, motivés et mobilisés. Vous le faites avec conviction. Merci pour ce précieux service. Soyez assurés de ma gratitude et de mes prières pour vous-même et tous les membres de Marie-Espérance.


Père Gilles Morin

Curé de la paroisse Notre Dame de Nazareth

Paris 15ème

(intervention de Didier Ferriot le 25 janvier 2010)


Merci pour votre témoignage et l'éclairage apporté sur ces problèmes d'addictions qui sont complexes
Ces questions ont besoin d'être approfondies à l'aide des quelques pistes de reflexion que vous avez ouvertes.
Je vous souhaite beaucoup de réussite pour la suite de votre action.

Antoine de Finance
Président AFC Notre-Dame de Nazareth


Un grand merci pour l'intervention au cours des carrefours du 4 octobre 2008 à Massabielle. Les participants ont été très contents des renseignements précis et des témoignage apportés. C'est une collaboration à renouveler à l'avenir.

Père Edouard Ducamps
Aumônier du Secours Catholique du Val d'Oise.

 

Les témoignages de Marie-Espérance 

 

Témoignage posté le 14 juillet 2010

Mon frère Eric est de sept ans mon aîné. Il a 26 ans et il se drogue depuis 5 ans. Je suis la petite dernière, la seule fille. J’ai deux autres frères de 23 et 21 ans. Quand je suis née, mes parents étaient tout à la joie. Enfin une fille !

Mes frères étaient très heureux particulièrement Eric. Mes parents lui disaient sans cesse qu’il fallait me protéger tout le long de ma vie. Du coup Eric projetait beaucoup sur moi. A ses quinze ans, il lui arrivait de se substituer à mes parents sur mon éducation. Mes parents étaient très pris par leur travail et comptaient un peu trop sur Eric. En plus de moi, il était responsable de mes autres frères. Eric était souvent jugé sur les actions qu’il devait avoir envers nous.

Personnellement, je monopolisais énormément l’attention de mes parents, ce qui n’a pas été sans conséquences. Ils aimaient aussi leur trois fils. Eric a souffert le plus, car selon lui, il ne recevait pas de tendresse et dit-il depuis des années. Pourtant, mes parents ont fait de leur mieux. A l’adolescence, il a craqué. Ce fut trop tard. Mal dans sa peau, mauvaises fréquentations, échecs scolaires, il goutte au cannabis, puis d’autres drogues. Il descend en enfer.

Mes autres frères ne touchent pas à la drogue. Thomas, celui qui est né après Eric ne s’exprime pas, ne donne aucun avis. Je l’aperçois de temps en temps discuter avec Eric, à 23 ans lui va bien, il travaille depuis deux ans, depuis qu’il a eu son BTS en informatique. Antoine vient d’avoir sa licence à 21 ans. Lui est révolté contre Eric. Il ne le supporte pas car selon lui, il est le seul responsable de la souffrance terrible de mes parents. Quant à moi, je viens d’avoir mon bac. Je souffre et culpabilise de voir mon frère Eric dans cet état. Je me sens responsable. Mais c’est Eric qui me dit qu’il ne faut pas que je culpabilise. Non pas avec des mots, mais quand il vient dans ma chambre, il me sert dans ses bras. Mes mots à moi ne sortent pas. Il me sert très fort. Je l’entends pleurer. Il essaye toujours, à sa manière de me protéger. J’espère qu’un jour, Dieu me donnera la joie de retrouver mon grand frère libéré de ses chaines. Qu’on puisse être une famille unie comme avant car le peu de souvenir heureux que j’aie, je le garde précieusement dans mon cœur comme un trésor, comme une lumière.

Claire-Marie